04 juillet 2022

Variole du singe : faut-il s’inquiéter ?

Variole du singe : faut-il s’inquiéter ?

Le mois dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait qu’il était trop tôt pour déclencher son plus haut niveau d’alerte au sujet de la variole du singe. Entretemps, plus de 16.000 cas ont été confirmés dans 75 pays du monde. C’est pourquoi le samedi 23 juillet, l’épidémie de variole du singe a été déclarée “urgence de santé publique de portée internationale” (USPPI).

Le mois dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait qu’il était trop tôt pour déclencher son plus haut niveau d’alerte au sujet de la variole du singe. Entretemps, plus de 16.000 cas ont été confirmés dans 75 pays du monde. C’est pourquoi le samedi 23 juillet, l’épidémie de variole du singe a été déclarée “urgence de santé publique de portée internationale” (USPPI).

La variole du singe est une maladie qui ressemble à la varicelle. On parle de « zoonose », car elle peut se transmettre entre animaux et humains. Elle a été observée pour la 1ère fois en 1958 à Copenhague sur des singes en captivité. Mais son nom est en réalité assez mal choisi – l’OMS envisage d’ailleurs de la rebaptiser –, car elle proviendrait plutôt de petits rongeurs comme les écureuils sauvages des palmeraies et les chiens de prairie. Le premier cas humain a été observé seulement en 1970.

En quoi consiste la variole du singe ? Comment la reconnaître ? Que faire si on présente des symptômes ? Et faut-il s’inquiéter d’une nouvelle pandémie ?

Son nom évoque aussi le spectre de la variole, qui a décimé les populations humaines pendant des siècles avant de devenir, en 1980, la 1ère et seule maladie éradiquée de la planète, grâce notamment à des campagnes de vaccination de masse. On pense d’ailleurs que les personnes âgées de plus de 50 ans, vaccinées contre la variole, bénéficient d’un certain degré de protection contre la variole du singe.

La variole du singe ressemble d’abord à une grippe suivie d’une éruption cutanée purulente. La maladie est bénigne la plupart du temps. Sur les plus de 16.000 cas recensés par l’OMS, 5 décès ont été déclarés. En Belgique, on compte pour l’instant 311 cas confirmés.

La durée d’incubation de la maladie va de 5 à 21 jours. D’après ce que l’on sait, elle se transmet de 3 manières différentes :

  • par contact avec la peau infectée,
  • par les gouttelettes respiratoires (postillons, éternuement…)
  • par contact avec l’environnement du malade (linge, vaisselle…).

Les médias ont beaucoup parlé de la transmission entre hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Mais gare à la stigmatisation ! Tout le monde peut être touché par cette maladie.

Comment reconnaître la variole du singe ?

La variole du singe cause d’abord un état grippal : fièvre, fatigue, sensation de malaise, douleurs, courbatures.

Ensuite vient l’éruption cutanée. Celle-ci se situe souvent d’abord sur le visage, puis sur les paumes des mains et des pieds et peut atteindre tout le corps. Les lésions apparaissent souvent près des parties génitales. Les boutons évoluent en 5 phases : lésions plates, papules, vésicules, pustules, croûtes. Les croûtes tombent généralement après 3 semaines. La personne n’est alors plus contagieuse.

Seul un test PCR peut confirmer la présence de cette maladie. Si vous avez des symptômes, rendez-vous chez votre médecin pour vous faire tester. Portez un masque chirurgical pour éviter de contaminer d’autres personnes. Veillez à l’hygiène de vos mains. Couvrez les lésions cutanées.

Si vous avez contracté la variole du singe, vous devrez vous isoler et éviter tout contact rapproché jusqu’à la guérison complète, c’est-à-dire jusqu’à la chute des croûtes. Évitez les rapports sexuels. Il vaut mieux aussi confier son animal de compagnie à une autre personne afin d’éviter de le contaminer.

Variole du singe : la prochaine pandémie ?

Des cas de variole du singe avaient déjà été décelés en 2005 au Congo, où l’on recense depuis lors un millier de cas par an. Ces épidémies restent toutefois localisées, ce qui laisse penser que la maladie ne se propage pas si facilement. Des cas ont également été recensés aux USA en 2003 et au Royaume-Uni en 2018.

La maladie reste bénigne puisqu’elle guérit spontanément en quelques semaines. Des formes plus sévères peuvent se développer chez les personnes immunodéprimées, les enfants et les femmes enceintes. Pour l’instant, l’OMS estime qu’il ne faut pas vacciner en masse. L’Union européenne a toutefois déjà acheté 110.000 doses de vaccin contre la maladie. La Belgique vient de recevoir 3.040 doses. Certaines personnes immunodéprimées ainsi que des enfants peuvent être vaccinés s’ils ont des contacts rapprochés avec des personnes infectées. La décision se fait au cas par cas en mesurant les avantages et les inconvénients de la vaccination.

En conclusion, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Si vous avez des doutes ou des questions, prenez contact avec votre médecin.

Pour plus d’informations, visitez le site de l’OMS.

La variole du singe est une maladie qui ressemble à la varicelle. On parle de « zoonose », car elle peut se transmettre entre animaux et humains. Elle a été observée pour la 1ère fois en 1958 à Copenhague sur des singes en captivité. Mais son nom est en réalité assez mal choisi – l’OMS envisage d’ailleurs de la rebaptiser –, car elle proviendrait plutôt de petits rongeurs comme les écureuils sauvages des palmeraies et les chiens de prairie. Le premier cas humain a été observé seulement en 1970.

En quoi consiste la variole du singe ? Comment la reconnaître ? Que faire si on présente des symptômes ? Et faut-il s’inquiéter d’une nouvelle pandémie ?

Son nom évoque aussi le spectre de la variole, qui a décimé les populations humaines pendant des siècles avant de devenir, en 1980, la 1ère et seule maladie éradiquée de la planète, grâce notamment à des campagnes de vaccination de masse. On pense d’ailleurs que les personnes âgées de plus de 50 ans, vaccinées contre la variole, bénéficient d’un certain degré de protection contre la variole du singe.

La variole du singe ressemble d’abord à une grippe suivie d’une éruption cutanée purulente. La maladie est bénigne la plupart du temps. Sur les plus de 16.000 cas recensés par l’OMS, 5 décès ont été déclarés. En Belgique, on compte pour l’instant 311 cas confirmés.

La durée d’incubation de la maladie va de 5 à 21 jours. D’après ce que l’on sait, elle se transmet de 3 manières différentes :

  • par contact avec la peau infectée,
  • par les gouttelettes respiratoires (postillons, éternuement…)
  • par contact avec l’environnement du malade (linge, vaisselle…).

Les médias ont beaucoup parlé de la transmission entre hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Mais gare à la stigmatisation ! Tout le monde peut être touché par cette maladie.

Comment reconnaître la variole du singe ?

La variole du singe cause d’abord un état grippal : fièvre, fatigue, sensation de malaise, douleurs, courbatures.

Ensuite vient l’éruption cutanée. Celle-ci se situe souvent d’abord sur le visage, puis sur les paumes des mains et des pieds et peut atteindre tout le corps. Les lésions apparaissent souvent près des parties génitales. Les boutons évoluent en 5 phases : lésions plates, papules, vésicules, pustules, croûtes. Les croûtes tombent généralement après 3 semaines. La personne n’est alors plus contagieuse.

Seul un test PCR peut confirmer la présence de cette maladie. Si vous avez des symptômes, rendez-vous chez votre médecin pour vous faire tester. Portez un masque chirurgical pour éviter de contaminer d’autres personnes. Veillez à l’hygiène de vos mains. Couvrez les lésions cutanées.

Si vous avez contracté la variole du singe, vous devrez vous isoler et éviter tout contact rapproché jusqu’à la guérison complète, c’est-à-dire jusqu’à la chute des croûtes. Évitez les rapports sexuels. Il vaut mieux aussi confier son animal de compagnie à une autre personne afin d’éviter de le contaminer.

Variole du singe : la prochaine pandémie ?

Des cas de variole du singe avaient déjà été décelés en 2005 au Congo, où l’on recense depuis lors un millier de cas par an. Ces épidémies restent toutefois localisées, ce qui laisse penser que la maladie ne se propage pas si facilement. Des cas ont également été recensés aux USA en 2003 et au Royaume-Uni en 2018.

La maladie reste bénigne puisqu’elle guérit spontanément en quelques semaines. Des formes plus sévères peuvent se développer chez les personnes immunodéprimées, les enfants et les femmes enceintes. Pour l’instant, l’OMS estime qu’il ne faut pas vacciner en masse. L’Union européenne a toutefois déjà acheté 110.000 doses de vaccin contre la maladie. La Belgique vient de recevoir 3.040 doses. Certaines personnes immunodéprimées ainsi que des enfants peuvent être vaccinés s’ils ont des contacts rapprochés avec des personnes infectées. La décision se fait au cas par cas en mesurant les avantages et les inconvénients de la vaccination.

En conclusion, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Si vous avez des doutes ou des questions, prenez contact avec votre médecin.

Pour plus d’informations, visitez le site de l’OMS.


Dernière mise à jour le  19/08/2022

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